EPISODE 1

 

Première Famille

 

 

Auteur : Mashtark  ( Pierre Marcellesi )
e-mail : Mashtark@hotmail.com 

 


Disclaimer : Les personnages de Methos, Felicia Martin et Claude Devereux appartiennent à Widen/Rysher/Panzer/Davis et je ne me fais pas d’argent sur leur dos.

 


Résumé : Un vieil ami de Methos, Murdoc, fait appel à lui pour retrouver la personne responsable de la mort de son élève.

 


Avec :
Felicia Martin : Joan Jett
Murdoc : Tcheky Karyo

 

 

3372 avant JC

 

Un homme fatigué marche dans le désert. Il regarde au loin quelques palmiers, une oasis. Il fait un effort et marche jusque là. Une jeune fille de 13 ans,  joyeuse court vers lui.

 

-         Père !! Nous commencions à nous impatienter !

-         Tant que ça ? Je ne suis pourtant parti que six jours.

 

L’homme caresse les cheveux de sa fille et pose ses affaires au pied d’un palmier. Sa femme vient à son tour. Elle tremble de peur.

 

-         Où étais tu ?!

-         Excuse moi, femme. Les étrangers ont été longs à choisir. Je crois que je n’irai plus vendre là-bas.

 

L’homme regarde sa femme et commence à s’inquiéter.

 

-         Quoi ? Qu’y a-t-il ?

-         L’oasis s’assèche ! Nous n’avons presque plus d’eau !

-        

 

L’un des fils qui a suivit la conversation prend la parole.

 

-         Il faut partir !

-         ……Où sont les autres ?

-         Ils sont partis afin de repérer une autre oasis, répond sa femme. Ils devraient déjà être là.

-         Je savais que nous serions exposés à ce problème un jour mais si tôt…

 

A cet instant Methos, accompagné de son deuxième frère et de sa deuxième sœur revient au loin.

 

-         Père ! Vous voilà enfin de retour !

-         Ta mère m’a dit qu’il n’y avait plus d’eau.

-         Ecoutez, je pense qu’il faut partir au plus vite.

 

Le père de famille se retourne et s’adresse à sa femme :

 

-         Femme, combien de temps penses-tu que nous tiendrons ici ?

-         Deux jours… tout au plus.

-         ….

 

Methos reprend la parole :

 

-         J’ai parlé à Mehromé, le vieux sage des tribus du sud. Il dit qu’il faut partir ce soir. Il a consulté les forces du vent et ce soir elles seront favorables.

-        

-         Si nous tardons, nous n’aurons même plus assez d’eau pour le voyage !

-         Très bien. Toi et tes frères, détruisez le camp. Femme, prend les filles avec toi et puisez assez d’eau pour le voyage.

 

Les nomades ont plié leur campement. Ils quittent l’oasis. Ils marchent dans le désert depuis déjà 4 heures. Les enfants sont fatigués, les hommes marchent devant. Le soleil se couche et les esprits sont perturbés. Retrouveront-ils l’oasis découvert par Methos et ses frères ?? Le père s’inquiète. La lumière est de plus en plus faible.

 

-         Arrêtons nous, il fait nuit.

-         Père, permettez moi de vous dire que nous perdons du temps ! Nous serons bientôt arrivés !

-         Regarde tes sœurs Methos ! Regarde les ! Elles sont fatiguées !

-         Elles se reposeront d’ici quelques heures, je vous le promets !

 

La famille reprend sa marche. Il fait nuit. La lune éclaire le chemin mais contre toute attente le vent commence à se lever. Methos, inquiet, s’arrête de marcher et se tourne vers son père.

 

-         Il faut continuer !

-         Pourvu que nous arrivions à temps…

 

Les nomades marchent mais le vent se fait de plus en plus fort. Le sable vole de tous côtés. Les guides marchent à l’aveuglette et se couvrent le visage avec leurs mains. Le vent se fait plus fort encore. Methos entend les cris de sa plus jeune sœur, son frère aîné hurle.

 

-         Je ne vois plus rien !! Le sable me brûle les yeux !!

 

Le jeune frère de Methos lévite. Le vent l’entraîne et le projette contre la caravane. Methos ne comprend pas ce qu’il se passe, il ne voit rien et les bruits sont presque inaudibles, le vent couvre les cris. C’est une immense tempête, le vent siffle. Les cris des femmes se font plus forts. Puis plus rien, tout devient noir soudainement. Le sable ne brûle plus ses yeux, le vent s’est calmé. Il se réveille. Il fait jour.

Le soleil brille et le ciel est clair. Methos se rend compte qu’il est allongé sur un tapis. Il se relève un peu et regarde tout autour de lui. Il voit des tentes, une dizaine. Des hommes vaquent à leurs activités, certains travaillent d’autres discutent. Un jeune homme l’aperçoit et se précipite vers lui.

 

-         Te voila réveillé, l’étranger !

-         Qu’est ce que je fais là ?

-         Mon père t’a retrouvé il y’a trois jours ! Il a bien failli te laisser dans le désert. Il ignorait si tu étais toujours en vie !

-        

-         Je suis Benilios fils de Sontilios ! Et toi l’étranger, quel est ton nom ?

-         Methos.

-         Je te souhaite la bienvenue parmi nous !

-         Sais tu si ton père à trouvé d’autres personnes quand il m’a ramené ?

-         Non il n’y avait personne d’autre, désolé.

 

Methos se lève et se met à courir en direction du désert profond.

 

-         Attends !! Où vas-tu ??!!

 

Methos ne se retourne pas, il a peur, peur de savoir ce qui a bien pu se passer. Il progresse entre les dunes. Il ne s’arrête pas, il sent son cœur battre la chamade, il sent la vie battre en lui. Au fur et à mesure de sa course, ses craintes s’agrandissent. Il s’approche de l’oasis qu’il avait repéré trois jours plus tôt. Il ne voit personne. Il crie « Père !! Mère !! » Mais personne ne lui répond. Il continue de courir mais moins intensément cette fois. Il passe entre les palmiers mais toujours rien. Il prend le chemin par lequel sa famille avait dû passer. Sa course reprend un peu plus vite mais Methos est perturbé. Dis minutes après il aperçoit un corps sur le sol, inerte. Il cesse de courir. Il s’approche sans bruit, désemparé. Sa crainte se révèle vraie, sa sœur aînée est en sang à ses pieds. Des larmes coulent sur le visage de Methos. Il tourne la tête et voit les cinq autres cadavres. Il va de l’un à l’autre et espère de tout cœur que quelqu’un respire encore, mais ce n’est pas le cas. Alors il s’assoit, épuisé, anéanti et en larmes sur le sol. Il se tient la tête avec sa main gauche, désemparé.

 

 

Paris, France, 1992

 

Methos se promène nonchalamment dans les rues de Montmartre. En s’approchant d’un café il n’est pas étonné de sentir un immortel. Il passe la porte et rejoint son ami immortel à une table. L’homme est assez préoccupé.

 

-         Comment tu vas Murdoc ?

-         Pas fort. Je nous ai commandé des bières.

-         Je vois que tu connais mes habitudes, dit Methos amusé.

 

Murdoc rie jaune :

 

-         Y’a plutôt intérêt avec tout le pack que tu m’a bu la semaine dernière !

-         ….Pourquoi m’as-tu fais venir ?

-         Quoi ! j’ai le droit de vouloir partager du bon temps avec un ami de longue date !

-         ….Dis moi.

-         C’est Mark…Tu te rappelles de lui ?

-         Le jeune que tu m’as présenté l’autre fois ?

-         Il a été tué, hier.

-         J’en suis désolé. Mais par qui ?

-         L’une des nôtres. Elle s’appelle Félicia Martin.

 

Le visage de Methos s’assombrit.

 

-         Elle a embobiné le gamin. Elle lui a fait croire qu’elle l’aimait. Cette garce l’a rendu amoureux. Elle m’a dragué moi aussi, j’ai tenté de l’avertir. Il a rien écouté et m’a envoyé paître, je lui ai dis que je trouvais ça bizarre mais il est tombé dans le piège. Elle a réussi à le monter contre moi et elle a prit sa tête.

-        

-         Methos, aide moi à retrouver cette femme ! Je veux venger Mark !

-         Désolé, mais je ne peux pas.

-         Mais tu es un guetteur ! Tu peux la retrouver !

-         Pas question.

 

Un serveur arrive avec les deux bières. Il les distribue à chacun et repart. Methos reprend la parole :

 

-         Je ne peux pas me servir de mon travail pour tuer des immortels ! Nous prenons déjà pas mal de risques quand on se voit ! Si ton guetteur me voit parler avec toi je suis fini, alors me demander ça… c’est impossible !...

-         …Methos, il faut l’empêcher de recommencer. Si ça se trouve elle fait le même coup à tous ceux qu’elle rencontre !

-         Ca je peux te le confirmer…

 

 

France, 1864

 

Beaucoup de monde est présent dans la salle. Habituellement elle est utilisée dans les opéras mais pas ce soir. Tous les sièges sont occupés. Methos est assis dans le fond. Le violoniste achève son morceau et tout le monde l’applaudit y compris Methos. Le musicien se lève de sa chaise et repart. Methos le suit. Il frappe à la porte des coulisses. A ce moment là il sent la présence de son ami le violoniste qui lui dit d’entrer.

 

-         Benjamin ! Je suis content de te voir !

-         Ca va ?

-         Parfait, oui !

-         Quand j’ai appris il y a deux semaines que le grand Claude Devereux jouerais dans cette salle, j’ai tout de suite réservé mon billet ! Je suis vraiment content pour toi !

-         En ce moment c’est la belle vie ! Je passe dans toutes les grandes salles de France et en plus de ça, j’ai rencontré la femme la plus fantastique de ma vie !!

-         J’espère que tu me la présenteras ?

-         J’y compte bien ! Et si tu te joignais à nous demain soir ? Tu feras sa connaissance au dîner !

-         Demain soir ? Je n’ai aucun rendez-vous de prévu, c’est d’accord.

-         Nous t’attendrons dans le restaurant de l’hôtel de la Marine, à sept heures !

 

Le lendemain, Methos cherche le fameux hôtel. Une fois trouvé il y entre, sent deux immortels et sourit en voyant Devereux et son amie. Il les rejoint à leur table. Claude et la femme se lèvent, Methos baise la main de la dernière.

 

-         Je suis Benjamin Adams. A qui ai-je l’honneur ?

-         Felicia Martin

 

Methos serre la main du musicien. Ils s’assoient tous les trois et regardent leurs menus.

 

-         Claude m’avait dit qu’il avait trouvé une charmante femme mais j’ignorais qu’elle était immortelle.

 

Le dîné se passe bien, l’humour est de bon ton ainsi que l’alcool. Devereux, ivre, se couche et Methos continue à discuter avec Felicia en se baladant dehors.

-         Mon ami s’est fait décapiter et j’ai fuis en Suisse. Ca ne fait pas longtemps que je suis là.

-         Vous devriez vous plaire ici, les rues sont pleines d’animation.

-         L’ennui c’est que vais partir d’ici peu.

-         Et Claude ? Il partira avec vous ? Je crois qu’il tient vraiment à vous. Il y’a longtemps que je ne l’ai pas vu avec une femme.

-         Et vous Benjamin, depuis combien de temps n’avez-vous pas connu de femme ?

 

Felicia n’attend pas la réponse, elle vole un baiser à Methos qui la retient.

 

-         Nous ne devrions pas.

-        

-         Excusez moi.

 

Methos rejoint sa chambre. Claude dort dans celle d’à côté. Au milieu de la nuit, Methos entend des bruits de lutte. Il prend son épée avec lui, ouvre délicatement la porte de la chambre d’à côté et découvre Felicia qui tente de prendre la tête de Devereux. Ce dernier n’a pas d’arme et Methos lui lance la sienne. Claude ne semble pas comprendre ce qui anime Felicia :

 

-         Pourquoi ?! Pourquoi cherches tu à me tuer ?! Je croyais que tu étais bien avec moi ?!

-         Mon pauvre Devereux tu es bien trop naïf ! Tout ce que je veux c’est ta tête !!

-         Sale garce, tu m’as abusé !

-         Tu ne m’échapperas pas ! Viens te battre !

 

Methos intervient :

 

-         Felicia, si tu le décapites je n’attendrai pas que tu reprennes tes forces pour te décapiter à mon tour !

 

Felicia semble réfléchir un instant. Tout en menaçant les deux hommes elle s’approche de la porte d’entrée.

 

-         Devereux, tu n’as pas fini d’entendre parler de moi !

 

Felicia s’enfuit.

 

 

Paris, France, 1992

 

-         Du temps c’est écoulé. Mon ami s’est marié et il a même adopté un enfant mais quatre ans après Felicia est revenue pour les tuer. Quand Claude est arrivé chez lui et qu’il a vu les cadavres ça a été un vrai drame. Il s’est juré de la retrouver et de la tuer.

-         Et ?

-          Cette année, il l’a retrouvée, mais c’est elle qui a prit sa tête.

-         Alors tu vois qu’il faut éliminer cette pourriture !

-         Mets toi à ma place ! Je ne peux pas t’aider, c’est contraire aux principes des guetteurs !

 

Methos prend congé de son ami et sort du café.

C’est l’après-midi, il marche dans les couloirs du centre des guetteurs de Paris. Il croise deux collègues et leur dit bonjour. Il ouvre une porte vitrée et rentre dans une grande salle où travaillent d’autres guetteurs, chacun assis à une table. Methos entre dans un arrière salle et s’approche d’une bibliothèque. Il cherche la lettre M et prend le dossier sur Felicia Martin. Le dossier contient la photo de l’immortelle et ses coordonnées. Il regarde attentivement l’adresse afin de bien la garder en mémoire.

Elle vit dans un appartement du Quartier Latin.

Le soir même, Methos frappe à sa porte. Il sent sa présence, elle est forcément là. Felicia le sent également. Elle repose le livre qu’elle était en train de lire et saisit son épée. Elle ouvre à Methos.

 

-         Toi ?!

-         Je ne suis pas là pour me battre.

-         Je ne vois pas ce qu’on peut avoir à se dire !

-         J’ai appris pour Claude Devereux !

-         Je vous avais prévenu, non ?

-         Je ne suis pas venu pour parler de ça, Felicia !

-         T’es venu pour que je t’invite à dormir ou quoi ?

-         Je suis là pour te prévenir qu’un ami à moi veut ta tête.

-         Tu m’intéresses.

-         Il s’appelle Murdoc. Tu as tué son élève. Il veut lui rendre justice.

-         Ah oui je vois. Je saurai m’en occuper !

-         Oui, ça j’en doute pas….

-         …Pourquoi cherches tu à me protéger, Adams ?

-         Ce n’est pas toi que je veux protéger…

-        

-         Tout ce que je te demande c’est de ne pas combattre avec lui. Quitte Paris s’il le faut.

-         Dégage de là !

-         … A au fait… aujourd’hui, je m’appelle Adam Pierson.

 

Methos fixe Felicia quelques secondes et repart.

Il est préoccupé, il se promène dans la rue St Julien Le Pauvre aux côtés de Darius.

 

-         Je ne la connais pas, lui répond le prêtre

-         Mais...l’ennui c’est que cette femme a…elle a le don de séduire les hommes et elle parvient à ses fins !

-         C’est pour ça que tu ne l’as pas tuée, je me trompe ?

-         Je sais j’aurais dû le faire….

-         Tu parles à un prêtre, je te rappelle…dit Darius amusé.

-         J’ai peur de cette femme. J’ignore jusqu’où elle est capable d’aller. Si Murdoc la trouve, il se fera avoir.

-         Je suis désolé Methos, mais je ne peux pas t’aider. Je ne connais pas assez ton ami pour m’en mêler.

-         A vrai dire, je m’en doutais un peu, mais ce n’est pas si grave.

 

Darius regagne l’église.

 

-         N’oublies pas que si tu veux parler à quelqu’un, je suis disponible.

-         Oui, je sais.

 

Le soir, Felicia est allongé sur le canapé de son salon en compagnie de deux jeunes immortels.

 

-         J’aurais besoin de vous pour un travail.

-         Tout ce que tu voudras lui répond l’un des garçons.

-         Je suis menacée, quelqu’un cherche à me tuer, dit elle d’un ton faussement vulnérable. Il m’a violée il y’a longtemps et aujourd’hui il veut ma mort, il s’appelle Murdoc.

-        

-         J’ai besoin de vous, protégez moi.

 

Le soir même chez Murdoc, Methos et son ami regardent un vieux western spaghetti à la télé. Quelqu’un se met à frapper à la porte. Il s’agit de deux immortels, ils le sentent.

 

-         Va ouvrir Methos.

-         C’est ton appart, pas le mien.

 

Les deux hommes sortent leurs armes au cas où. Sait-on jamais…

 

Murdoc se lève de son siège, les coups sont de plus en plus forts.

 

-         Ca va ! Ca va ! J’arrive !

 

Il ouvre la porte et trouve les deux jeunes hommes que Felicia a envoyés. L’un d’eux possède un revolver et lui tire dessus puis tente de tirer sur Methos qui évite la balle et qui court vers la cuisine. Il se cache sur le côté de la porte quand les jeunes pénètrent à leur tour dans la pièce. Methos surgit et place son épée sous la gorge de l’un d’eux.

 

-         C’est Felicia qui vous envoie ?!

 

L’un d’eux panique et s’enfuit. « J’me casse ! » crie-t-il.

Murdoc a reprit ses esprits et rejoint Methos et le deuxième type dans la cuisine.

 

-         Laisse le moi !

-         Non, on ne va pas le tuer !

 

Le jeune ne dit rien, il a bien trop peur.

 

-         Il s’est fait avoir comme bien d’autres avant lui…comme Mark et Claude Devereux.

-         Pourquoi tu me parles de ça ??!.....Tu as vu Felicia Martin ?!! C’est elle qui a envoyé ce gars ??!

-         …Je lui ai conseillé de ne pas t’approcher, oui.

-         Tu m’as mentis !

-         Oh je t’en prie, arrête ! C’est pour toi que j’ai fais ça !

-        

-         Raconte lui ce qui est arrivé à Mark.

 

Ils s’assoient tous autour d’une table et Murdoc prend le temps de raconter toute l’histoire au gamin. Le jeune écoute tout. On dirait qu’il a comprit son erreur. Il n’en veut pas à la fille, mais à lui-même. Les deux autres immortels le laissent partir.

Il va jusqu’à chez elle et frappe à la porte de chez Felicia qui lui ouvre. Il entre et rejoint son copain qui s’est enfuit quand ils étaient chez Murdoc. Felicia prend un air inquisiteur.

 

-         Simon m’a raconté ce qui s’est passé.

-         Je n’ai rien pu faire, désolé.

 

Le garçon ne la regarde plus avec le même amour qu’avant mais avec crainte, il sait qui elle est réellement, une garce qui se sert de l’amour des hommes pour les entretuer.

 

-         Je suis assez étonnée de te voir toujours en vie, raconte moi.

-         Il était pas seul, un autre gars était avec lui.

-         Adam Pierson ?

-         Oui je crois, je sais plus bien. Ils m’ont dit des trucs sur toi.

-         Tu les as crus ?

 

Le jeune hésite un instant.

 

-         Non, bien sûr que non ! …..

-         ….Je te crois.

 

Felicia s’éclipse et le garçon se prend la tête dans les mains. Il réfléchit. Comment va-t-il s’en sortir ? Il prend des risques en restant avec elle mais il veut la croire.

Elle revient avec une épée dans les mains.

 

-         Je n’apprécie pas qu’on doute de moi !

 

A cet instant Felicia Martin abat son arme sur la nuque du garçon. L’autre est effrayé, il regarde Felicia avec terreur. Il lit la mort et la folie dans ses yeux. Soudain le corps de son ami s’élève dans les airs. Il est entouré d’un nuage blanc puis des éclairs s’échappent et atteignent Felicia. Ses cheveux bougent dans tous les sens et ses bras sont tendus au maximum sur les côtés. Ses yeux deviennent presque blancs. Les objets tous autour se cassent, lampes, télévision, cadres… Felicia se met à hurler de toutes ses forces.

 

Methos et Murdoc se rendent dans un vieil entrepôt. Ils sentent deux immortels. Des escaliers ils aperçoivent leurs adversaires en haut, adossés à une rambarde. Ils sont tous les deux armés. Felicia attend avec Simon, l’autre jeune immortel. Murdoc s’adresse à Methos :

 

-         Je t’en prie, laisse la moi.

-         Je lui en veux moi aussi.

-         Ecoute, quand j’ai connu Mark il était seul, c’est moi qui ai recueillis ce gamin ! C’était un peu comme un fils pour moi ! Ma première vraie famille !

 

Methos repense un instant à sa famille de nomades.

 

-         Elle va te tuer…

-         Peut-être, mais c’est à moi de la combattre.

-         D’accord, dit Methos tristement, voyant venir la mort de son ami.

 

Murdoc s’approche de Felicia et Methos de son sbire. Felicia commence à attaquer mais Murdoc évite ses coups. Il riposte mais elle pare son coup. Methos tente de convaincre Simon :

 

-         Cette femme t’a manipulé ! Il n’est pas trop tard pour arrêter !

-         Je sais qui elle est ! Tôt ou tard elle finira par m’avoir mais je l’aime !

 

Le jeune fonce sur Methos mais celui-ci évite l’attaque et donne un coup de poing à son adversaire. Il tente de l’embrocher avec son épée mais le jeune à de la force dans les poignets, il pare le coup et en glissant sur le côté atteint Methos à la jambe. Le vieil immortel réplique par une entaille sur l’épaule du garçon. Felicia assène des coups de pieds à Murdoc qui  tente bien que mal de se protéger avec son arme. Il recule en tournant sur lui-même et touche avec sa lame le dos de son adversaire puis il enchaîne avec un coup de pied dans la blessure de la femme. Simon s’apprête à frapper Methos avec son épée mais ce dernier le retient en le prenant par le poignet et riposte en le décapitant ce qui distrait Felicia pendant une seconde. Murdoc en profite et lui saigne la poitrine. Elle tombe à terre. Pendant ce temps Methos attend debout. Puis la lumière sort du corps du jeune qui s’élève. Methos se met à recevoir des éclairs en pleine face. Les vitres de l’entrepôt implosent et il tombe à genoux. Il n’arrive pas à se relever, les éclairs sont trop puissants. Puis soudainement ils s’arrêtent.

Murdoc paraît perturbé, Felicia cherche à sauver sa peau :

 

-         Laisse moi partir, je te le demande.

-         Tu ne mérites pas que je t’épargne ! Tu es responsable de la mort de Mark !!

-         Mark m’a supplié de ne pas prendre sa tête. J’ai accepté. Il a cherché à me tuer alors que je repartais mais j’ai été plus rapide.

-         Menteuse !! Je ne te crois pas !!

-         Tu as peur de la vérité ?!

-         Tais toi !

-         Serais tu prêt à tuer une femme qui t’a aimé, Murdoc ?

 

Murdoc doute, il est tiraillé. Il hésite et éclate presque en sanglots.

 

-         ….

 

A cet instant Methos se relève et rejoint son ami.

 

-         Elle te ment. Elle ne t’a jamais aimé. Tu n’as été pour elle qu’un pion parmi tant d’autre sur un damier. La partie ne se terminera pas tant que personne n’osera y mettre fin…Murdoc…

-         Je sais, mais c’est plus fort que moi !!

 

Murdoc lâche son épée et Methos le pousse sur le côté :

 

-         Si tu ne le fais pas, alors c’est moi qui la tuerai !!

 

Felicia se relève avec son épée à la main. Methos fonce sur elle mais elle le blesse au ventre. Methos ne s’en préoccupe pas et lui transperce le corps avec sa lame. Felicia regarde sur le côté un instant. Ils sont juste à côté de la rambarde. Elle retire lentement le bout de métal de son corps et se jette dans le vide. « Nooonnnn ! » crie Methos. Il se précipite au bord de la rambarde et la voit fracassée au sol de l’étage inférieur. Puis elle se réveille et s’enfuit épuisée en boitant, recroquevillée sur elle-même.

Methos se retourne et aperçoit son ami assis contre un mur qui sanglote.

 

-         Excuse moi Methos….excuse moi de ne pas l’avoir fait. Je…je n’ai pas vengé Mark…je devais le faire…c’était mon devoir de le venger….

 

Methos s’approche et s’assoit à côté de son ami :

 

-         Tu la reverras un jour. Tu la reverras et là tu le vengera…

-         …Je n’ai pas pu Methos…J’en étais incapable….

-         Tous ceux qui ont eu l’occasion de la tuer ont tous dit ça...

 

 

FIN

 

Retour liste épisodes  -  Retour page d'accueil